Courroux avait à coeur de bien faire

Avait lieu à Vicques samedi dernier un derby attendu et alléchant entre le club local et son voisin Courroux. Le match tourna en faveur de ce dernier grâce à une bonne performance d’équipe. Anthony Bessire, défenseur des banlieusards, tenait à la souligner: «Le match était très ouvert et certains paramètres ont fait pencher la balance de notre côté. En effet, notre gardien Olivier Chételat a fait de bonnes interventions pour garder sa cage inviolée. Grâce à cela, on arrive à passer l’épaule en seconde période.» Le numéro 4 poursuit: «Nous avons également pu compter sur un milieu de terrain performant et qui a su garder le ballon et faire le jeu. Nos attaquants ont été généreux dans l’effort et se sont montrés efficaces.» Le FC Courroux a bien réagi après sa contre-performance face à Azzuri Bienne: «On avait à coeur de montrer un autre visage que celui de la semaine dernière. De plus, il est évident qu’un derby est un match particulier et que l’on ne veut pas passer à côté». L’équipe de l’entraîneur Didier Fleury effectue un bon début de saison: «Nous avons commencé sur de bonnes bases dans ce championnat. On a effectivement gagné les matchs qu’il fallait et par la même occasion nous sommes bien placés au classement».

Une intégration très bien négociée

Le FC Courroux alignait, au stade des Prés-Ronds, ses deux dernières recrues en attaque. A savoir Patrick Parrat et Dominique Kauffmann qui ont livré un bon match. En effet, à la fois mobiles et véloces, ils ont offert bon nombre de solutions à leurs coéquipiers. Coéquipiers avec lesquels il s’entendent bien d’après Kauffmann: «Il y a une très bonne ambiance dans le vestiaire. Nous sommes une équipe jeune, volontaire et dynamique. Par conséquent mon intégration dans le groupe s’est très bien passée. J’ai beaucoup de plaisir à jouer dans ces conditions sachant que tout le monde tire à la même corde.» L’attaquant, débarqué de Pleigne cet été, s’adapte très bien à sa nouvelle catégorie de jeu: «Il n’y a pas de différences flagrantes entre la troisième et la deuxième ligue. Même s’il est évident que le niveau technique et le rythme sont supérieurs à cet échelon. L’engagement est selon moi similaire entre les deux ligues.» Le jeune joueur de vingt ans a conscience que le prochain match face à Aarberg ne sera pas une sinécure: «Ca va être dur. Nous allons jouer crânement notre chance en donnant le maximum. Cependant nous n’aurons pas de pression contrairement à Aarberg, second du classement. J’espère que l’on livrera une bonne performance et si c’est le cas je ne doute pas que l’on puisse glaner un voire trois points à domicile.»

Des sauts de concentration coûtant cher

Le FC Vicques s’est fait surprendre ce week-end. Le milieu de terrain Christophe Grolimund explique les causes de cette défaite: «Nous offrons trop de cadeaux à nos adversaires qui en profitent. Nous manquons par instants de concentration et d’application et cela se paye cash comme aujourd’hui (ndlr: samedi dernier) face à Courroux et la semaine passée à Tavannes.» De plus, Dame Chance n’accompagne pas les joueurs vicquois ces derniers temps: «Nous n’avons pas eu beaucoup de réussite même s’il faut savoir la provoquer. Peut-être que le match aurait pris une autre tournure si ma frappe n’aurait pas terminé sa course sur la barre transversale». Il est vrai qu’un but juste avant le thé aurait pu libérer les hommes de Christian Fleury. Le numéro 14 est impatient d’en découdre avec Bévilard-Malleray pour essayer de se refaire une santé: «Il nous faut aller chercher les trois points, nous en avons les moyens même si Bévilard n’est plus le même suite à son changement d’entraîneur». Rien ne sera facile pour Grolimund et ses coéquipiers puisque le FCBM se devra de réagir suite à sa déconvenue lors de sa dernière rencontre. Le milieu défensif sait que son équipe devra livrer un match plein pour rafler la mise. «Nous allons tout donner pour essayer de provoquer la réussite. Il faudra se montrer solidaires et plus réalistes devant le but. Si nous parvenons à faire cela alors nous pourrons envisager la victoire.»