Il l’avait dévoilé en début d’année lors de la reprise des entraînements : « Cette saison sera ma dernière ». Après une année sabbatique, il pensait relancer sa carrière d’entraîneur à Vicques, mais l’envie de passer à autre chose avait finalement pris le dessus, malgré des gens exceptionnels, des grillades et une belle série de 7 victoires consécutives qu’il n’avait de mémoire (attention car les souvenirs s’estompent avec l’âge) jamais vécu. Christian, le FC Vicques te remercie encore une fois pour ton engagement durant cette belle année, te souhaite bon vent et se réjouit de te revoir au bord de nos talus !

Et ensuite ?

Remplacer l’ami Christian n’a pas été une mince affaire ! On vous passe les détails, mais nombre de solutions ont été pesées, analysées et disséquées. Et c’est Giovanni Migliano qui est finalement sorti vainqueur du jeu de la courte paille. Vous ne le connaissez pas ? Ca tombe bien, nous l’avons reçu dans notre splendide attique qui surplombe le complexe sportif des Prés-Ronds pour une interview exclusive.

L’entretien

FC Vicques : Bonjour Giovanni, et bienvenue au FC Vicques !

Giovanni Migliano : Bonjour bonjour, merci pour l’invitation. Très belle vue, au passage.

FCV : Ah, on ne s’en lasse pas hein ? 🙂 Avant de parler foot, peux-tu tout d’abord nous dire quelques mots sur ta personne ?

Giova : Oui, bien volontiers. Je suis marié, j’ai 3 enfants, j’habite Bassecourt et travaille en tant qu’indépendant à Courtételle.

FCV : Bien, ça sent le covoiturage avec Flavien et Colin tout ça. Et que peux-tu nous apprendre sur ton parcours de footeux ?

Giova : Je n’ai pas tenu de CV de joueur ou d’entraîneur. J’ai beaucoup de beaux souvenirs et je peux dire que depuis plus de 45 ans, toutes les semaines, je me rends au stade soit comme joueur, soit comme entraîneur ou soit comme spectateur, toujours avec le même plaisir. Je suis un passionné, je vis le présent et aujourd’hui c’est à Vicques.

FCV : On nous avait effectivement glissé à l’oreille que tu étais un passionné. Et autrement, comment t’es-tu fait enrôlé au FCV ? Comment les dirigeants ont-ils bien pu te vendre cette nouvelle aventure ?

Giova : Ils m’ont simplement proposé d’être candidat. J’ai eu un peu de temps pour y réfléchir et après discussion avec le directeur technique, j’ai accepté la candidature. Puis le comité, que je profite de remercier, m’a élu pour le poste.

FCV : Et pourquoi as-tu accepté ce nouveau défi ? Qu’est-ce qui a motivé ton choix ?

Giova : C’est surtout l’ensemble du club qui m’a séduit dans son contexte : complexe sportif, vestiaires, buvette, équipe de village, nouveau challenge et aussi rencontrer et élargir encore à travers le foot mon cercle d’amis.

FCV : La buvette est dans la liste, on va bien s’entendre. Et en supposant que tu aies déjà vu jouer l’équipe, comment peux-tu la qualifier ? Quels sont ses forces et faiblesses ? Que faut-il corriger ?

Giova : Je l’ai vu jouer il y a 2 ans son match de finales d’ascension face à Berthoud (victoire 2-1) et 45 minutes de son dernier match contre Belprahon (victoire 2-0)… 2 matchs 6 points ! On ne change pas une équipe qui gagne ! Ses forces ? Je n’ai que les statistiques de son classement final… et je constate que l’équipe est fair-play, c’est bien, et la 3ème défense du groupe… On va repartir de là !

FCV : Et toujours au sujet de l’équipe, quels sont tes objectifs pour la prochaine saison ?

Giova : Ca, c’est un peu tôt pour en parler. Mais si je dis que je n’aime pas perdre ?

FCV : On imagine que toute la troupe a pris note ! Terminons cette brève interview par la question à deux balles : les « vieux » devront-ils faire leur valise et aller se chercher une place au soleil en vété ?

Giova : Si tous les joueurs ont accepté une nouvelle aventure c’est un très bon signe. Avec des jeunes ça peut faire + et si tout le monde joue le jeu ça peut faire ++ donc je compte sur tout le monde !

FCV : On en conclu alors que Flavien n’est pas prêt de raccrocher 🙂 Giovanni, un grand merci pour ta disponibilité. Bon retour chez les longs cous et bien du plaisir avec ta nouvelle équipe !

Giova : Merci à vous, votre café est délicieux !