Le FC Vicques se retrouve à nonante minutes de jeu d’un retour en deuxième ligue. «Nous donnerons tout dans ce match», jure l’entraîneur Pierre-Alain Berbier, avant de recevoir Berthoud, ce samedi (coup d’envoi à 18 h).

Fort du match nul qu’il est allé chercher samedi dernier sur la pelouse de Berthoud (1-1), le FC Vicques sait qu’il a pris une bonne option sur la route qui peut le mener à un retour en deuxième ligue régionale. «Nous allons jouer le coup à fond, sans nous mettre de pression. Et le plus important, c’est tout de même de se faire plaisir», apprécie l’entraîneur Pierre-Alain Berbier, tout heureux de vivre l’aventure formidable de ce millésime 2016.

Car ce FC Vicques est en pleine bourre, lui qui est invaincu depuis le 23 avril dernier (revers 2-1 à Court) et qui ambitionne de retrouver la deuxième ligue régionale, trois années après sa dernière aventure à l’échelon supérieur. «Nous voulons profiter pleinement de ces finales, car lors de nos deux dernières promotions, en 2002 et en 2009, nous avions obtenu notre ticket directement», rappelle l’homme fort des Prés-Ronds, au club depuis 1999, d’abord comme joueur, puis comme entraîneur de la «deux», avant de prendre les rênes de la première équipe en 2013.

Le souvenir du 12 mai

La trajectoire – peut-être ascensionnelle – de ce printemps a une marque, celle du jeudi 12 mai. Ce soir-là, à Delémont, contre la réserve des SRD, le FC Vicques était alors mené 3-1 à la 85e minute de jeu. «Nous nous sommes finalement imposés 4-3 à la 95e. On a alors compris que rien ne pouvait nous arrêter, que nous étions capables d’aller au bout des choses. On a montré beaucoup de solidarité et on s’est dit qu’il fallait toujours jouer les coups à fond», apprécie le coach.

C’est avec cette confiance gagnée dans les belles batailles du printemps que les joueurs de Vicques défieront Berthoud, «une équipe technique, qui affiche une belle débauche d’énergie sur le terrain avec ses jeunes joueurs». Pour cela, les Jurassiens ne veulent pas manquer leur début de rencontre. En terre bernoise, lors du premier acte de ces finales, ils avaient été étouffés par leur adversaire lors du premier quart d’heure. Avant de réagir. Et de peser davantage sur le jeu. Le FC Vicques avait même de quoi revendiquer la totalité de l’enjeu, lui qui avait ouvert la marque à l’heure de jeu, lui qui avait surtout bénéficié du penalty du 1-2 à moins d’un quart d’heure de la fin du match et qui n’avait pas été verni sur ce coup-là, puisque l’essai du capitaine Fringeli avait rebondi sur le poteau avant de flirter avec la ligne de but.

L’entraîneur Pierre-Alain Berbier peut compter sur une équipe à forte identité locale. Samedi, sept joueurs du village étaient sur le terrain. «Nous avons construit ce groupe depuis trois ans. Sa stabilité est une force», reconnaît-il.

Demain, pour ce match retour contre Berthoud, le défenseur Pascal Schaller sera suspendu. Quant à Jérémy Bron et Unai Valle, ils sont annoncés incertains. Quelques nuages sont annoncés dans le ciel des Prés-Ronds. Qu’importe la météo, le FC Vicques veut conclure sa saison en beauté. Et plutôt deux fois qu’une. Ce soir, la réserve du club tentera de fêter une promotion en quatrième ligue face au voisin Val Terbi.

Deux ascensions en moins de 20 heures? A Vicques, on y croit mordicus.

Le Quotidien Jurassien 10.06.2016 – Raffi Kouyoumdjian